TOUS DROITS RÉSERVÉS (paroles et musique déposées à la SACEM)

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On a marché sur la dune

 On a marché sur la dune

On a demandé la lune

Mais dans les cieux silencieux

Les astres sont désastreux,

Ils n'ont même pas réagi

Les rêves sont en sursis

La nuit blanche s'obscurcit,

Quel malheur quelle infortune

On est venu pour des prunes

Reste une question opportune

Qui a décroché la lune ?

 

Armstrong s'est posé dessus

Mais sa trompette est déçue

La lune s'est pas laissée faire

La lune c'est pas Lucifer

Elle est restée dans les airs

 

Je présume qu’elle préfère

Briller pour toute la terre

Que pour cet homme en scaphandre

Que pour mon âme nocturne

Qui a les yeux plus grands que le ventre

Devant les croissants de lune.

 

Là au moins une chose est claire

La lune a les pieds sur terre$

Mais comment taire ma colère

Elle ne brille plus dans les airs

A moins qu’un ciel étoilé

Se mette à dévoiler

Une face cachée...

Mais oui c'est bien son visage

Emmitouflé dans la brume

Elle était dans les nuages

Et nous étions dans la lune

Et nous étions dans la lune.

 

 

 

Simon

Dans la rue Champollion 

Au pied du Panthéon

On se retrouve chez Simon,

Et si mon vieux Simon apprécie la boisson

On vient surtout pour ses chansons.

Il y dit que « la femme

Est un sujet en or                        

Sur lequel il aimerait s’étendre »,                

Et qu’il « préfère

Le vin d’ici à l’eau de là

Le vin d’ici à l’eau de là ».

 

C’est pas compliqué,

Non non non non non,

Rire et chanter je dis ouais,

Sans Simon je dis non.

 

Dans la rue Champollion

A pied de l’Odéon

On se retrouve chez Simon,

Clément Faugier fait sa propre crème de marrons,

Simon fait ses propres chansons.

Il y refait le monde et là y a du boulot 

De quoi en perdre le sommeil,

De quoi chanter à ne plus pouvoir se coucher

Qu’avec le lever du soleil.

 

C’est pas compliqué,

Non non non non non,

Rire et chanter je dis ouais,

Sans Simon je dis non.

 

De la rue Champollion

A pied du Panthéon                    Un jour tu es parti

Pour de bon                           

Laissant sur le trottoir

Cette fille en Bensimon

Qui pleure

Pour la seule bonne raison.

Moi je n’vais pas pleure

J’ai promis de sourire

Oh vraiment pour te faire plaisir

Et ta chanson

Je continue de la chanter

Même si ça fait un drôle d’effet...

 

C’est pas compliqué,

Non non non non non,

Rire et chanter je dis ouais,

    Sans Simon je dis non.

 

What for a blues

What for a blues

with this deep dark blues

Dans les cuisines du duc d’Anvers

Moka, petites et grandes cuillères

J’essuie des couteaux, des couverts

 

Je m’sens comme un verre à moutarde

Perdu parmi les verres à pied

Je m’sens comme un verre à moutarde

Quand je bosse dans les beaux quartiers

 

What for a blues

with this deep dark blues

Dans les cuisines du duc d’Anvers

Moka, petites et grandes cuillères

J’essuie des verres et des revers

 

Je suis la cuillère en inox

Qu’on a laissé dans l’argent’rie

Je suis la bouteille de viandox

Egarée dans une cristall’rie

 

What for a blues

with this deep dark blues

Dans les cuisines du duc d’Anvers

Moka, petites et grandes cuillères

J’essuie des couteaux, des couverts

 

Tu sens que je sens la moutarde

Finir par me monter au nez

Et qu’au revolver il me tarde

De dégommer les verres à pied

 

Dans les cuisines du duc d’Anvers

Je me ravise car je préfère

Moka, petites et grandes cuillères

‘Ssuyer des verres et des revers

Car pour avoir mon p’tit pourboire

Mieux vaut essuyer les regards                                   

‘Ssuyer des verres et des revers

Que d’essuyer mon revolver.

 

 

 

 

 

 

 

Démocratie

Tu portes en toi des mots d’amour

Des mots fragiles, Démocratie,

Tu portes sur tout ce qui t’entoure

Un beau regard, Démocratie.

Oui tu portes un bien joli nom

Et non tu n’te portes pas bien

Des mots en l’air démolisseurs

 Démoralisent Démocratie.

 

Un démon dément te démange,

Il profite de nos démissions

Kalachnikov et corruption

Rouleau-compressent tes fondations.

Sur la façade de la mairie

Il y a pourtant des mots d’écrit

Des mots qui ne s’raient que façade

Effacés des pièces de monnaie.

 

J’entends des mots démotivés          

Des mots qui tombent comme des couperets

Disant que tu te démoderais.

J’entends des mots, des mots d’ici :

Technocratie, Médiocratie

Autocratie, Voyoucratie

Je n’t’entends plus, Démocratie.

 

Il est temps que tu nous reviennes

Porte à nos portes tes beaux fruits

Temps que reviennent les beaux jours

Des mots d’amour Démocratie

Tu portes sur tout ce qui t’entoure  

Un beau regard, Démocratie

Tu portes en toi des mots d’amour

Des mots d’enfants, Démocratie.

 

Tu portes sur tout ce qui t’entoure  

Un beau regard, Démocratie                       

Tu portes en toi des mots d’amour

Des mots fragiles, Démocratie.

 

 

Hêtre bien vivant

1

D’abord je n’étais qu’une graine

Existence incertaine…

J’en ai vu des centaines

Qui n’ont jamais germé

J’en ai pris de la graine

Et tout a commencé :

Etrange histoire que vivre

Etre déshydraté

Assoiffé d’eau, survivre

A son premier été

Et puis soudain sentir

En ses moindres cellules

Cette eau inespérée

Cette vie incrédule

 

R : Je Suis un Hêtre

Un Hêtre bien vivant

Enraciné

Un Hêtre bien planté…

 

 

2

Qui peut se contenter

D’être fier de ses racines ?

Il est temps de pousser,

Temps de se dépasser.

Certains parfois se mirent

Dans l’eau de la rivière,

Pour ma part je m’étire

Je cherche la lumière.

Et si au jeu du vent

Je veux bien me plier,

Je n’peux pas pour autant

Me laisser piétiner

Par la loi de la jungle

Qui fauche nos destinées,

Je n’veux pas, je n’peux pas

Me laisser piétiner…

 

R : Je Suis un Hêtre

Un Hêtre bien vivant

Enraciné

Un Hêtre bien planté……

 

 

3

Un jour qui sait peut-être

Tu diras j’ai poussé,

Ce jour-là c’est peut-être

Aujourd’hui j’ai changé.

Oui je grimpe, regarde,

J’ai pris de la hauteur,

J’ai même dépassé

Celle de mon tuteur.

Mais je n’suis pas celui

Premier parmi le nombre

Qui cache la forêt

Et qui me fait de l’ombre

Mais qui me dit « patiente !

Tu s’ras bientôt mature,

Tu es une belle plante,

Une force de la nature …

 

R : Tu Es un Hêtre

Un Hêtre bien vivant

Enraciné

Un Hêtre bien planté…»

 

 

4

Comme un charme se porter

Ou sentir le sapin

Comme un saule sangloter

Pleurer sur son destin

Bouleau déraciné,

Ou grand Chêne abattu,

Platane raplapla,

Tilleul bientôt tisane,

Grand brûlé transplanté

Greffé comme un bonzaï…

Ou Hêtre bien debout

Ce, malgré les tempêtes

Sentir la vie qui se

Dégage de tout son hêtre !

 

R : Je Suis un Hêtre

Un Hêtre bien vivant

Enraciné

Un Hêtre bien planté…

 

 

5

Avant de vous quitter

Je n’ai aucun regret

Peuple de peupliers

Garde à vous, alignés,

Et vous liège à bouchon

Et vous glands à cochon

Non je n’ai qu’un regret :

La branche d’olivier…pour faire la paix…

Allez salut vieille branche

Et porte bien tes fruits

Avant de devenir planches

Meuble ou manches à outil

Sous d'autres apparences

Tu poursuivras ta vie

Dans la graine semée

Qui commence à germer

 

R : Tu Es un Hêtre

Un Hêtre bien vivant

Enraciné

Un Hêtre bien planté

Hêtre debout

Ce, malgré les tempêtes

Sentir la vie

Qui se dégage de tout son hêtre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet air

 D’où vient cet air ?

On dit qu'il a traversé

Le fil des siècles sans bouger,

Quel est cet air ?

Comment l’a-t-on conservé

Pour qu’il nous parvienne en entier ?

Car l’air de rien

Cet air a toujours existé

Dans d’autres oreilles il s’est glissé,

Avant les nôtres

Sur d’autres lèvres il s’est posé

Sans qu’elles puissent s’en débarrasser

 

Cet air, c’est l’air de famille

Cet air, cet air est terrible

Cet air éternel

C’est héréditaire …

 

Et j’ai cet air qui fuse

Qui erre et se diffuse

M’envahit de la tête aux pieds,

Oui, je l’ai dans la peau

Cet air de mes ancêtres

Qui se promène de tête en tête,

Mes père et mère

Me l’ont transmis sans trop savoir

Quelle version j’allais en donner,

Mes père et mère

Me l’ont transmis sans trop savoir

Comment j’allais l’interpréter

 

Cet air, c’est l’air de famille

Cet air, cet air est terrible

Cet air éternel

Ou c’est terminé ? Ou c’est terminé …

 

Mais non car tu as pris l’air à ton tour

Tu as pris l’air au jour de ta naissance,

Si petit tu n’as pu que le fredonner

Ce tout petit air comprimé,

Mais cette reprise

Ce vieux classique réarrangé

Dans tes oreilles il s’est glissé,

Et sur tes lèvres

Il s’est posé sans qu’elles puissent

Sans qu’elles puissent s’en débarrasser

 

Cet air, c’est l’air de famille

Cet air, cet air est terrible

Cet air éternel

C’est héréditaire …

 

Cet air, c’est l’air de famille

Cet air, cet air ordinaire

C’est extraordinaire

C’est héréditaire …

 

Padam, c’est l’air de famille

Padam, cet air est terrible

Cet air éternel

C’est héréditaire.

 

Clémentine

Au rayon primeur du supermarché

T’as eu la primeur de la rencontrer   

Non loin des légumes, oranges mandarines,

Elle vend des agrumes,

Clémentine.

Et comme son prénom ne quitte plus tes lèvres

Ton colocataire te réclame une trêve

Elle est savoureuse, elle est si pulpeuse,

Elle est généreuse, elle est délicieuse,

Clémentine.

 

Son rayon primeur doit supermarcher

De plus en plus dur de s’en approcher

Sa technique de vente évite les pépins

Elle a porté ses fruits,

Clémentine.

Et comme son prénom t’a supercharmé

Depuis tu ne cesses de le prononcer

Naturell’ment riche en vitamine C

On n’ peut plus dormir

Ta vitamine c’est 

Clémentine.

 

Hier tu n’l’as pas trouvé

 C’est la pâtissière qui l’a remplacée

Bien sûr, ce n’est pas d’la tarte

Elle vend ce qu’elle peut             

Elle fait ce qu’elle peut

Amandine

Amandine.

 

Le rayon primeur a supermarché

Clémentine va bien, mais elle est mûtée

A toi la primeur de la retrouver

Dans d’autres quartiers

Clémentine.

Tu veux un conseil alors écoute bien

Le jour où tu la serr’ras dans tes mains            

Attends qu’elle mûrisse , car tu le devines   

Faut pas la presser

Faut pas la presser

Clémentine.

 

Le choix des chaises

Y en a qui vivent en transit

Entre deux chaises                                   

Ben moi je vis en transat

Y a pas de malaise

Tous ceux qui veulent aller vite

Me traitent de parasite

Mais je les évite

Jamais je n’hésite

Moi la vie je la vi-

Site.

 

La joie de vivre en transat

Hélas est éphémère

On fatigue à ne rien faire

C’est là le travers

Mais ... jamais, jamais, je n’hésite

Entre deux thèses

C’est un privilège

Cet état de siège

Moi je fais le choix des chaises

Le choix des chaises

Le choix des chaises

Le choix des ...

 

Les choses se précipitent

Triste surprise

J’ai des fourmis plein les pattes

Je n’ai plus d’assises

Ah si j’étais en transit

Mais là c’est un peu tard

Fallait pas asseoir

Sans hésitation

Asseoir ma réputation.